Sparkie ? NON ! Moïse !

Hé oui! le grand moment … de solitude… est arrivé !

LE crash, le premier ! et dans l’eau en plus.

J’avais baptisé mon DJI Spark : “La_sauterelle” (Non, je ne me suis pas contenté du “Sparkie ” que l’on voit tant ;-). Et maintenant je devrais l’appeler Moïse_Sauve_des_Eaux

Mon vol se passait tout tranquille, et d’un coup d’un seul, mon drone s’est suicidé en se jetant sur un bon gros rocher. J’ai beau eu m’arcbouter sur mes sticks en arrière toute… rien à faire, tel le kamikaze moyen, il m’a fait un bon gros “BANZAIIIII !!!!! “, s’est crashé contre le rock et a coulé dans les abysses du ruisseau (20 bons centimètres tout de même;-).

Bon… le décor est posé, pourquoi diable je vous raconte tout ça ? pour répondre à 2 questions :
Premièrement : quelles erreurs ai-je fait ?

  1. le GPS : dans l’endroit paumé et encastré dans lequel je me trouvais, je n’avais pas de signal GPS. Malgré tout, les 2 premières minutes de mon vol se sont passées sans problèmes. Mais sans GPS, il est clair que l’on augmente les risques
  2. Perte de signal de la télécommande ? : j’étais toujours avec une vue directe sur le drone, sans obstacles et à moins de 15m… mais vu la configuration escarpée du terrain… qui sait….
  3. Je n’ai pas contrôlé les mesures magnétiques avant de décoller ( …. Pas bien ça… ) mais un petit check par la suite a montré que l’on était dans les normes à ce moment-là.
  4. A mon avis, c’est là que j’ai fauté : juste avant de décoller, j’ai eu une erreur de compas dans DJI GO 4. J’ai simplement déplacé le drone, l’erreur a disparu et j’ai fait mon vol… Dans ce genre de cas, il faudrait mieux tout éteindre et tout recommencer. Et bien sûr en cas de doutes, prendre le temps de faire une calibration complète et propre.

Deuxièmement : Comment récupérer un drone ayant passé dans l’eau.

Après avoir pu récupérer mon appareil, sans prendre de risques, dans les eaux glacées de ce foutu ruisseau, je me suis retrouvé avec un Spark dégoulinant mais encore allumé. Voilà les actions à entreprendre :

  • Sur le terrain:
    • Eteindre le drone de toute urgence
    • Sortir la batterie
    • Evacuer le maximum de liquide en secouant drone et batterie (bien penser à maintenir la nacelle durant l’opération pour ne pas l’abimer)
    • Emballer si possible dans un linge
  • A la maison:
    • Dans mon cas l’eau était claire et propre, je n’ai pas eu besoin de le rincer à l’eau du robinet ou mieux distillée.
    • Evacuer le maximum de liquide en secouant drone et batterie (bien penser à maintenir la nacelle durant l’opération pour ne pas l’abimer) (dans la salle de bain, pour éviter tout conflit conjugal possible;-)
    • Enfermer le tout dans une boîte hermétique ( un gros sachet ZIP fonctionne aussi) avec des sachets déshydratants. Si vous n’avez pas ce genre de produit sous la main, du riz fera l’affaire.
    • Attendez 4-5 jours (et si vous êtes croyant :PRIEZ !!)
    • A la sortie de la boîte, bien nettoyer et contrôler que c’est bien sec.

Rallumer le tout et contrôler en portant une attention particulière aux points suivants :

  • compas: pas d’erreur, recalibrer si besoin
  • GPS: réception ok
  • réaction aux commandes: tous les axes, pas d’à-coups
  • nacelle: fluide, pas d’à-coups, réagit aux commandes
  • image: pas de tâches ou “brume”

Voila! J’ai eu chaud et quand même quelques instants d’angoisses… Mais je m’en suis apparemment bien sorti : tout à l’air de fonctionner normalement !

J’espère que ce petit article vous sera utile en des cas semblables et surtout que cet exemple qui s’est bien terminé vous apporte un peu d’espoir durant cet interminable temps de séchage !

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